Donnie Darko

Publié le par Bart

Donnie Darko

Synopsis

- Etrange et intelligent, Donnie Darko, un jeune garçon de 16 ans, se sent mal à l’aise avec le monde qui l’entoure. Une nuit, il est victime d’une hallucination: Frank, un lapin de taille humaine lui annonce la fin du monde dans 28 jours. Il se réveille sur un terrain de golf et retourne chez lui où il découvre que sa chambre a été dévastée par la chute d’un moteur d’avion. A partir de là, des évènements étranges vont se multiplier. Avec l’aide de sa petite amie, de ses professeurs et de sa psy, Donnie Darko va essayer de comprendre ce qui se passe dans sa ville.

C'qu'on en pense

Entre teenage movie et drame fantastique. Donnie Darko est avant tout un film puzzle, à ranger à coté de Fight Club, A Beautiful Mind ou Inception pour son scénario complexe qui alimentera des débats longtemps après l’avoir vu. Etrangement peu connu, Donnie Darko est pourtant un très bon film.
Esthétiquement, il est caractéristique des années deux mille (American Beauty et surtout Magnolia). L’image et la bande son (Mad World de Gary Jules et Love Will Tear Us Apart de Joy Division) sont aussi sombres et mélancoliques que l’âme de Donnie Darko.
Le film parle de la fin des temps, la fin de l’adolescence et le passage à l’âge adulte, mais aussi une fin du monde programmée, à mettre en lien avec l’époque où se déroule l’action. Nous sommes en 1988, en pleines élections présidentielles et à la veille de la première guerre du Golfe. Richard Kelly parle aussi du cinéma des années 80, en mettant en scène des acteurs emblématiques de cette époque (Patrick Swayze, Drew Barrymore) et en multipliant les références (Evil Dead, Retour vers le futur.) Mais c’est pour mieux critiquer cette époque et s’en différencier, comme Donnie Darko face au prédicateur en carton pâte incarné par Patrick Swayze.
Donnie Darko s’aperçoit qu’il ne peut pas se fier à la vision simpliste du monde que lui présentent ses guides (professeurs, parents, prêcheurs) et que la voie qu’il doit suivre est plus complexe et ambiguë, il devra la trouver lui-même. Il est aussi question de libre arbitre, de liberté d’agir. Quelle est l’influence de notre famille, du contexte culturel, des sentiments, de notre inconscient ? Est-ce que tous nos actes sont prédéterminés ?
Le divin joue un grand rôle dans ce film. La destiné de tous les personnages semble inextricablement liée à Donnie Darko. Et si le prêcheur Jim Cunningham est un faux prophète, Donnie Darko relève plus de la figure christique.
Une chose est sûre, pour saisir entièrement ce film, il faut le voir et le revoir, car à chaque vision, vous trouverez de nouvelles clés, de nouveaux indices dissimulés dans un plan. C’est aussi au spectateur de mener l’enquête. Le film cache d’ailleurs une fève : la première apparition au cinéma de Seth Rogen (méconnaissable).
Afin de ne pas entraver la qualité de ce film, il vous est vivement conseillé de le visionner en version originale !

Mood : "T'as compris la fin toi ?"

La bande-annonce, c'est juste ici !

2002, Drame / Thriller, de Richard Kelly, avec Jake Gyllenhaal, Maggie Gyllenhaal, Drew Barrymore, ...

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